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Aînés

4 murs ce n’est pas assez – conférence de presse
28 août 2017

4 murs ce n’est pas assez – conférence de presse

C’est sous le soleil que se sont réunis ce lundi 28 aout une centaine de personnes, dans la cour de l’espace Fullum, pour défendre un meilleur financement du soutien communautaire. Clôture médiatique de la campagne 4 Murs ce n’est pas assez, la conférence de presse donnait la parole à Claudine Laurin, directrice de la FOHM, qui a souligné le retard de financement gouvernemental pour le soutien communautaire, tandis que Pierre Gaudreau, coordonnateur du RAPSIM, à renchéri sur le besoin de réponse de la part de la ministre Charlebois sur ce dossier.

Prise de parole de Claudine Laurin (FOHM)

Céline Lacasse, pour l’OSBL pour aînés La Traversée, à mis en lumière l’importance du soutien communautaire en indiquant à quelle point le recours à une personne rendait les démarches plus efficaces pour les locataire de son organisme, tout en soulignant la diversité des activités menées grâces aux intervenant-e-s en soutien communautaire.

 

Prise de parole de Pierre Gaudreau (RAPSIM)

Isabelle Leduc, directrice de Chambreclerc, une OSBL d’Habitation dédiée aux personnes ayant vécues l’itinérance, a indiqué combien le soutien communautaire permettait aux personnes de s’intégrer dans leur communauté, tout en soulignant les importants obstacles à sa mise sur pied causé par le manque de moyens financiers.

Les près de 3000 signatures recueillis pour cette campagne seront postées à la ministre dans la journée, tandis que la pétition demeure encore en ligne quelques temps.

La conférence de presse a été suivie d’un pique-nique mêlant représentants d’OSBL d’Habitation, élus venus assister à l’évènement et locataires des organismes d’habitation.

Lire l’article parut dans le journal Métro

 

 

 

Soutien communautaire : entre la demande et l’action
28 juin 2017

Soutien communautaire : entre la demande et l’action

Ce volet se décline à la fois envers le public des organismes pour aîné-e-s et celui des organismes ouverts aux personnes seules.

Pour les problématiques liées à l’autonomie et au vieillissement, Josée Grenier, professeure à l’université du Québec en Outaouais, a élaboré une présentation ainsi qu’un cahier des participants.

Les modalités d’intervention auprès des public des organismes pour personnes seules et itinérantes sont développées par Nérée Saint-Amand, professeur à l’Université d’Ottawa, sous la forme d’un article et d’un cahier des participants.Au cours des discussions, les travaux de Daniel Terrolle, ethnologue français travaillant sur la marginalité et l’exclusion sont évoqués (liste de ses recherches, certains accessibles en ligne, disponible ici)

Vieillir, et être surveillé par son facteur ?
29 mai 2017

Vieillir, et être surveillé par son facteur ?

France, 2017

Depuis une semaine, les Français ont la possibilité de souscrire un nouveau service auprès de La Poste : « Veiller sur mes parents ».

La principale entreprise de service postal, ancien service public, facture ainsi aux usagers qui en font la demande un service qui prétend veiller à la bonne santé de leurs parents âgés.

Comme le rapport le journal Le Monde : « Après une première formation d’environ trois heures et une “habilitation”, les postiers peuvent rendre visite à des personnes âgées pour “s’assurer qu’elles vont bien”. (…) Ils se déplacent entre une à six fois par semaine au domicile de la personne âgée ».
Les syndicats soulignent néanmoins les limites de ce service. D’une part, ils soulignent que cette pratique existait déjà de manière informelle, mais que le minutage des tournées des postiers a rendue de plus en plus difficile de remplir une autre fonction que la stricte distribution du courrier. Avec cette marchandisation, les services deviennent inégaux. De plus, la formalisation de cette attitude rend les employés responsables de la santé des personnes visitées. Or, comme le souligne le délégué syndical Pascal Frémont pour Le Monde, les facteurs ne sont pas infirmiers, et peuvent très légitimement se trouver démunis s’ils se trouvent en face d’une personne qui ne va pas bien. Enfin, les syndicats soulignent que la qualité du suivi est aussi à évaluer au regard des objectifs de rentabilité de l’entreprise. Ainsi, un employé ayant participé au projet pilote qui se demandait à quel moment il était pertinent pour lui de faire intervenir des professionnels de santé s’est vu répondre par sa cheffe « S’il tient debout, tu dis qu’il va bien ».

À l’heure où, au Québec comme en France comme ailleurs, le vieillissement de la population devient un enjeu de société, il est important de réfléchir un instant à ce que nous souhaitons pour nos parents, pour nous-mêmes. La vieillesse doit-elle être « surveillée »? Par qui cette « surveillance » devrait-elle être faite? Dans quelles conditions de travail les personnes chargées de s’assurer que des personnes âgées qui seraient à la fois isolées et fragiles se portent bien doivent-elles travailler? Doit-on confier le soin des aînés à des employés mal formés et embarqués dans une logique comptable?

Source

Forum des aîné-e-s 2017
9 mai 2017

Forum des aîné-e-s 2017

Le forum des aîné-e-s s’est tenu en parallèle de l’Assemblée Générale de la FOHM. Une dizaine de personnes s’est réunie avec le comité carré gris pour échanger sur des problématiques touchant les aînées et l’habitation

Les membres du comité carré gris, qui travaillent depuis plusieurs années sur le dossier de certification des résidences pour aînés ont présenté un bilan du travail accompli, et souligné que le dossier est pour le moment sur la glace. La grève des juristes du gouvernement cet hiver a ralenti le processus, et pour le moment, le projet de certification n’est pas encore passé en conseil des ministres. Son contenu demeure donc incertain, et le comité carré gris appel à la vigilance sur ce sujet.

Une deuxième partie de l’après-midi a été dédiée à la question de la sécurité et du sentiment de sécurité chez les aînés dans le cadre des OSBL d’habitation.

Enfin, une discussion s’est animée sur le sujet de la loi 492 de protection des locataires aînés, qui protège désormais de l’expulsion les locataires de plus de 70 ans, et sur les effets secondaires de cette loi concernant l’accessibilité au logement pour les personnes approchant les 70 ans.

Au terme de cette rencontre enthousiasmante, le comité carré gris souligne qu’il souhaite s’élargir et recruter des membres issus de plusieurs OSBL d’habitation. La FOHM se fera un plaisir de recevoir les questions des personnes intéressées à rejoindre le comité et à les mettre en contact avec les actuels carrés gris!

 

Projets novateurs – Le maintien à domicile, à quel(s) prix ?
4 avril 2017

Projets novateurs – Le maintien à domicile, à quel(s) prix ?

Dans un souci de réponse au vieillissement de la population du Québec et d’assurer autant que possible aux personnes aînées la possibilité de demeurer dans leur domicile, les CIUSSS mettent en place le label de « projet novateur ».

Celui-ci indique une ressource de logement différente de celle de l’hébergement en CHSLD. Pensé comme un partenariat entre OSBL, ESSAD et CIUSSS, le schéma proposé est tentant, mais il incite aussi à la réflexion, voire à la prudence.
Dans ce principe, le SAD s’impliquerait en assurant le recours à une personne pivot (intervenant-e; travailleur-euses social-e), attribuée à chaque personne résidente du projet. Il rendrait possible l’accès aux services professionnels du SAD lorsque requis. Le SAD se chargerait également de l’évaluation des besoins.

Impact pour les OBNL :

  • Présence d’une surveillance 24 h sur 24 h
  • Vigie avec encadrement et soutien à la personne, disponible jour soir et nuit
  • Personnel de soins et d’assistance régulier sur place pour donner des services d’assistance, ainsi que certains soins
  • Enfin, certains services seront inclus (repas, ménage, lessive, autres selon les projets.

À la lecture du projet, et des exigences imposées aux OSBL d’habitation, plusieurs questions se posent. La première revient à s’interroger sur les coûts engendrés pour les groupes : De quel type de surveillance parle-t-on? Salariée ou bénévole? Comment fournir autant de services sans voir s’envoler les coûts du logement pour les personnes à revenus modestes?

Plus largement, ce type de projet pose la question de la mission des OSBL d’habitation : sommes-nous des auxiliaires du service de santé, ou des organismes fournissant d’abord et avant tout du logement pour les personnes à faibles revenus?

En d’autres termes, ce projet novateur de maintien à domicile se fait-il au double coût de la santé financière des OSBL d’habitation et de leur mission originelle?

À chacun de vous de décider si ce modèle peut convenir à votre groupe, en conservant au besoin ces mises en garde en tête.